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20 juin 2009

Fantaisie pour piano, choeur et orchestre opus 80 de Beethoven, l'élan vers la joie

Je jubile quand j'écoute cette Fantaisie de Beethoven. Écrite quelques jours seulement avant le concert du 22 décembre 1808 donné au Théâtre An der Wien, Beethoven, l'a voulue comme épilogue flamboyant de cette soirée au cours de laquelle il était  interprète et chef d'orchestre.

Au-delà de la beauté de l'œuvre et de sa clarté joyeuse, cette fantaisie est une quête d'harmonie totale, un élan absolu vers la joie, une aspiration du créateur au merveilleux.

Le motu

Avec grâce, charme et douceur résonnent
Les harmonies de notre vie,
Et le sens de la beauté engendre
Les fleurs qui fleurissent éternellement.
Paix et joie avancent en parfait accord,
Comme le jeu alternant des vagues ;
Tous le éléments durs et hostiles
Se rendent au sentiment du sublime.

Lorsque règne la magie des sons
Et que parle le sacré du mot,
Cela engendre forcément le merveilleux,
La nuit et la tempête deviennent lumière,
Calme au dehors, profonde joie à l'intérieur
Règnent pour le bienheureux.
Cependant, le soleil printanier des arts
Fait naître des deux la lumière.

Quelque chose de grand, entré dans le cour,
Fleurit alors à nouveau dans toute sa beauté,
Qu'un esprit ait pris son essor,
Et tout un chour d'esprits retentit en réponse.
Acceptez donc, ô vous belles âmes,
Joyeusement les dons de l'art.
Lorsque s'unissent l'amour et la force,
La faveur des dieux récompense l'homme.

Schmeichelnd hold und lieblich klingen
unsres Lebens Harmonien,
und dem Schönheitssinn entschwingen
Blumen sich, die ewig blühn.
Fried und Freude gleiten freundlich
wie der Wellen Wechselspiel.
Was sich drängte rauh und feindlich,
ordnet sich zu Hochgefühl.

Wenn der Töne Zauber walten
und des Wortes Weihe spricht,
muss sich Herrliches gestalten,
Nacht und Stürme werden Licht.
Äuss're Ruhe, inn're Wonne
herrschen für den Glücklichen.
Doch der Künste Frühlingssonne
lässt aus beiden Licht entstehn.

Großes, das ins Herz gedrungen,
blüht dann neu und schön empor.
Hat ein Geist sich aufgeschwungen,
hallt ihm stets ein Geisterchor.
Nehmt denn hin, ihr schönen Seelen,
froh die Gaben schöner Kunst:
Wenn sich Lieb und Kraft vermählen,
lohnt den Menschen Göttergunst.

(traduction : Anne Servant, disque Philips, citée par M. Lecompte, Guide illustré de la musique symphonique de Beethoven, Fayard, p.302)



15 juin 2009

Writing heads au Theatre National de Toulouse, thanks to SFR...

Voilà, voilà, dans l'ébullition du Marathon des mots, festival à la bonne franquette avec les frères Poivre d'Arvor, la ministre de la culture, des auteurs phares et des spectateurs chaleureux, enfin mes impressions d'auteur lauréate du concours de nouvelles "Voyage en Égypte"

Etre seule avec ses spectateurs, jouir de leur plaisir d'entendre un texte nouveau, je suis cet auteur qu'ils découvrent. Joie d'enfance.

Ils sont fiers de me connaître, m'embrassent se font prendre en photo avec moi...c'est un petit jeu de rencontre si amusant.
Jeunes Talents 4
Il y a cette professeur de littérature élégante dans sa veste de sequins crème, qui veut absolument que ses élèves lisent ma pièce de théâtre "Les Enfants Sauvages" et pourquoi pas au prochain "Marathon des mots" et Zoulie, volubile lectrice qui peine à croire que je ne sois pas égyptienne "Mais tu écris comme une égyptienne!"

Et si je l'étais un peu devenue pendant ces 3 ans d'enfance au Caire? Une spectatrice en chignon altier renchérit en montrant l'assemblée "C'est ça le monde! Quand les polynésiennes comprennent les égyptiens!"
Quel compliment majeur!
Jeunes Talents 1

Car au-delà du plaisir d'être lue (pour l'instant trop peu à mon goût ;-), j'écris pour recréer des liens bringuebalés au fil des mutations de mes parents en Afrique ou en Orient, ponctués de retours aux iles Marquises ou sur l'île de ré.

Si chic qu'elle paraisse, c'est aussi une vie à quitter ses amis, et ses amours dont l'écriture a toujours été le coeur.

Merci pour ces instants de magie hors frontières!




05 juin 2009

Chers lecteurs, lisez "La saveur secrète du Karkadé" présentée au Théâtre National de Toulouse les 12 et 13 juin prochains

J'ai donc joué le jeu proposé par "le Marathon des Mots" à Toulouse et je vous en livre le fruit..j'ai écrit cette nouvelle à la volée, pétrie de mes souvenirs d'enfance en Égypte... pas forcément bon enfant...et très romancés...

Cette nouvelle donnera naissance à un roman...quand j'en prendrai le temps. J'aimerais tant avoir vos commentaires...

 La saveur secrète du Karkadé


Mon père aimait particulièrement ce petit estaminet aux apparences douteuses. Au contraire de la plupart des bars de la capitale, aucune table n'était posée sur le trottoir. Pas d'amas de chaises hétéroclites entre lesquelles se faufilaient les porteurs de braises. Il fallait pénétrer à l'intérieur pour humer la tranquillité du lieu empreinte de tabac à la molasse. Trois ventilateurs aéraient les pensées des habitués avachis dans des fauteuils en rotin. Le bar en zinc grêlé de traces de verres témoignait des heures que les hommes passent à ignorer les injonctions, glissant de paroles en promesses avec l'aisance d'un Sherlock Homes du temps volé. La première fois que mon père a pénétré dans l'établissement avec Sabbah à son bras, il a salué d'un signe de tête l'assemblée ébahie. Son regard ne trahissait aucune gêne, ses gestes étaient précis et assurés. On eut dit qu'il était fier. Sabbah, elle, semblait plus gênée. Elle s'assit à la table du fond, dos à la salle, les épaules rentrées comme une enfant prise en défaut.

 

A chacune de leur visite, Sabbah gardait son foulard, baissait la tête quand elle passait devant le bar et se dirigeait d'un pas précipité vers la même table isolée. Plus que la peur d'être reconnue, c'était la certitude de ternir ses principes qui l'ennuyait. Quand avait-elle cessé d'être une femme sage et sans histoires ? Sabbah ne laissait rien transparaître de la honte qu'elle éprouvait de ne point parvenir à se marier comme à trouver un emploi digne de son niveau d'études. Elle savait que son vrai destin allait s'accomplir, qu'il lui fallait encore un peu de patience pour devenir une vraie femme. Sabbah était orgueilleuse et plus que l'amour qu'elle éprouvait pour mon père, c'était cette fierté démesurée qui la poussait à traverser la ville chaque mercredi de cet été. Elle fermait la maison, poussait la grille en fer forgé garnie de canisses, saluait Omar, le bawab, et lui répétait d'un ton embarrassé que le patron préférait qu'il ne soit pas là ce soir. Alors commençait le périple à travers la ville. Sabbah marchait le long du canal asséché et passait devant le club que nous fréquentions chaque fin de semaine ; samedi piscine et dimanche cinéma en plein air. Je me souviens qu'ils censuraient les scènes de baisers de Superman. Lorsque l'écran grésillait et laissait apparaître une publicité pour barre chocolatée, nous nous mettions à hurler, ma sœur et moi. A côté de nous, les garçons en profitaient pour nous caresser la nuque, les plus osés glissaient un baiser furtif. Nous adorions la censure car elle prouvait à quel point les adultes étaient idiots, catapultés à des milliers de kilomètres du plaisir vrai. Quand on a treize ans au Caire, embrasser un garçon au cinéma en plein air devient un acte de rébellion. Même pour une étrangère. Etait-ce ce même sentiment de liberté qui poussait Sabbah dans la bouche du métro flambant neuf ?

 

Elle savait qu'au retour, mon père la ramènerait dans sa grande voiture confortable. Sabbah aimait s'asseoir à l'avant, si près de lui qu'elle sentait son souffle accentué quand il passait les vitesses. Elle aimait son odeur salée et la clarté fragile de sa peau. Il conduisait avec attention le long de la corniche, zigzaguait sans peine entre les charrettes chargées d'oignons du Fayoum et les tricycles bananiers. Sabbah humait l'odeur de cuir de l'habitacle. Dehors, les palmiers défilaient si vite qu'elle rêvait ne plus devoir revenir dans la touffeur de la ville. Il l'emmenait dans sa maison, celle ont elle prenait soin le jour et dont elle occupait le lit conjugal la nuit. Plus que la jouissance c'était l'espoir que leurs ébats laissaient éclore qui excitait Sabbah. Echapper au nuage jaune sur la ville, trouver l'avenir dans les bras de l'étranger. Sabbah observait le profil de son amant, la profondeur de ses rides, la forme irrégulière de ses taches de rousseur. Elle aimait ses petits yeux verts pareils à des perles de malachite. Sa chemise à manches courtes dévoilait ses avant-bras musclés. Sa main gauche serrait le volant tandis que sa main droite était posée sur sa cuisse, immobile comme un coquillage sur un rocher. Sabbah aimait l'évidence de ce contact. Elle préférait qu'il n'y ait pas de tendresse superflue entre eux.

 

Un soir, il était arrivé en retard au bar et elle avait du entrer seule. Il s'était excusé, avait invoqué un problème de forage sur une des bases pétrolières qu'il gérait pour la société américaine qui employait également Sabbah. Elle avait levé son visage vers lui d'un geste lent et rassurant. Il avait paru décontenancé par son absence d'exigence. Il s'était assis, avait saisi la carte de boissons, sorti un stylo de sa sacoche en cuir noir. Il se mit à dessiner sans lever la tête vers Sabbah. Sa main gauche traçait les contours d'une étoile stylisée. Chaque branche semblait indiquer une direction à suivre, une perspective à explorer. Le cœur de l'étoile strié de traits sombres ressemblait à une cellule de prison d'où rien ne pouvait filtrer. En découvrant cette vieille carte de boissons dans les affaires de mon père, j'ai compris que les moments qu'il passait avec Sabbah lui permettaient de faire fi de ses émotions claquemurées. Mon père était un sensible ignoré. Pensait-il être amoureux de Sabbah ou s'amusait-il à l'être, en se donnant l'illusion d'être un homme comme les autres, capable d'aimer une femme égyptienne au-delà de toutes différences de classe, de culture, de liberté ?

 

Mon père était naïf. Il pensait que le sexe valait toutes les transgressions et plaçait le plaisir si fugace soit-il au-delà de la morale et de la bienséance bourgeoises. En perçant son secret, je n'éprouve aucune sensation de voyeurisme, d'indiscrétion. Je suis persuadée de détenir son autorisation. Ne cache-t-on pas un secret pendant des années avec le vif espoir que quelqu'un aura un jour la curiosité, le cran, la détermination de le dévoiler ?

 

Quand ils se retrouvaient au bar « chez nous », mon père buvait sa bière d'un trait tandis que Sabbah sirotait son verre de karkadé. Parlaient-ils de nous, des menus tracas de la maisonnée, de ma mère restée en France pour les vacances ? Je ne peux imaginer que Sabbah ne pensait pas à nous quand elle voyait mon père. Enfant, je ne me suis jamais demandée où elle habitait, je ne pensais pas qu'elle avait une vie en dehors des longues journées qu'elle passait à s'occuper de nous dans la grande villa aux volets bleu, posée le long du canal asséché du quartier d'El Maadi. Chaque matin, Sabbah remplissait nos gourdes de karkadé, cette tisane qu'elle buvait à longueur de journée concoctée à base de fleurs d'hibiscus et de sucre de canne. Durant trois ans et demi, nous avons bu cette infusion qu'on nomme aussi bisap du Sénégal, oseille de Guinée ou thé rose d'Abyssinie. Sabbah cueillait les fleurs jaunes, mouchetées de brun-rouge et faisait sécher les calices sur le rebord de la fenêtre de la cuisine.

Plus tard, j'ai su que l'on tressait les fleurs de karkadé en guirlandes lors des mariages ou des rituels d'amour…Le soir, Sabbah nous lavait, ma sœur, mon frère et moi. Ses gestes étaient précis et rapides. Je me souviens du coton rêche de la serviette, de sa voix douce quand elle nous parlait en arabe. Depuis, je tends l'oreille quand j'entends les mêmes raclements lestes, le débit fluide, la mélodie acidulée de cette langue aux accents de karkadé. Alors je sens le thym, la citronnelle, le laurier rose. Tu es née dans ces odeurs, à l'abri de la poussière du Caire. Je t'ai tenue dans mes bras dans ce jardin méditerranéen qu'Omar abreuvait d'eau du Nil. Sous les feuillages du palmier, je caresse ta fontanelle de nouveau-né. Je porte une de ces robes à bretelles en seersucker que ma mère fait coudre sur mesure dans une échoppe du centre-ville. J'ignore que tu es la fille de mon père mais je décèle dans les grands yeux noirs de Sabbah une lueur d'euphorie coupable. Ma mère tombe malade. Nous marchons à pas feutrés dans le long couloir de la villa aux volets bleus. Le khamsin assèche l'air. Les yeux de ma mère piquent. Sa fièvre accuse des élans inquiétants. Comment ont-ils pu se taire si longtemps ? Je découvre ton existence, tu as déjà quinze ans. Dans tes yeux brille la lueur rouge intense du karkadé.

Concours littéraire du festival de Toulouse "Le marathon des mots"

O joie, ô fierté...j'ai gagné le concours littéraire organisé par le festival de Toulouse.


Le jury présidé par Alaa El Aswany, le grand écrivain égyptien, a lu les nouvelles inspirées de ce passage de "L'immeuble Yacoubian", roman édité chez Actes Sud:


Pendant au moins cent ans, le centre-ville était resté le centre commercial social du Caire, où se trouvaient les plus grandes banques, les sociétés étrangères, les centres commerciaux, les cabinets des médecins connus et des avocats, les cinémas et les restaurants de luxe. L’ancienne élite de l’Egypte avait construit le centre-ville pour qu’il soit le quartier européen du Caire si bien que l’on peut trouver des rues qui lui ressemblent dans presque toutes les capitales d’Europe, le même style architectural, la même patine historique. Jusqu’aux années 1960, le centre-ville avait continué à préserver son caractère authentiquement européen. Ceux qui ont vécu à cheval sur les deux époques se souviennent de l’élégance de ce quartier. Il n’était alors absolument pas convenable que les enfants du pays s’y promènent avec leur galabieh. Il leur était interdit d’entrer dans cette tenue populaire dans des restaurants comme Groppi, A l’Américaine ou L’Union ou même dans les cinémas Métro, Saint James, Radio ou dans les autres endroits dont la fréquentation requérait le costume-cravate pour les hommes et la tenue de soirée pour les femmes. Tous les magasins fermaient leurs portes le dimanche et, pour les fêtes catholiques comme Noël ou le Jour de l’an, ils rivalisaient les uns avec les autres comme s’ils se trouvaient dans une capitale européenne : les vitrines resplendissaient, ornées de vœux rédigés en français ou en anglais, de sapins et de mannequins qui représentaient le père Noël. Les restaurants et les bars étaient pleins d’étrangers et d’aristocrates qui célébraient les fêtes en buvant, chantant et dansant.

Le centre-ville était plein de petits bars où l’on pouvait pour un prix raisonnable, aux moments de repos et pendant les congés, prendre des verres accompagnés d’appétissants mezzés. Certains bars, dans les années 1930 et 1940, présentaient avec la boisson de petits spectacles distrayants : un pianiste grec ou italien, un groupe de danseuses juives étrangères. Jusqu’à la fin des années 1960, il y avait, dans la seule rue Soliman Pacha, dix petits bars. Puis vinrent les années 1970. Le centre-ville commença à perdre peu à peu de son importance et le cœur du Caire se déplaça là où habitait la nouvelle élite, à Mohandessine et Medinat Nasr. Une vague de religiosité dévastatrice submergea la société égyptienne. Il cessa d’être socialement convenable de boire de l’alcool et les gouvernements égyptiens successifs cédèrent aux pressions populaires (et peut-être même firent-ils de la surenchère politique sur le mouvement islamique qui lui était opposé). Ils limitèrent la vente d’alcool aux hôtels et aux grands restaurants et refusèrent de délivrer des licences à de nouveaux bars. Par ailleurs, en cas de décès d’un propriétaire de bar (généralement étranger), le gouvernement retirait sa licence et obligeait les héritiers à changer d’activité. A tout cela s’ajoutaient les continuelles descentes de police au cours desquelles les policiers fouillaient les clients, contrôlaient leurs pièces d’identité et parfois les amenaient au poste pour vérification. Ainsi, au début des années 1980, il ne restait plus dans tout le centre-ville que quelques petits bars dispersés dont les propriétaires avaient pu tenir tête au raz-de-marée religieux et aux voies de fait gouvernementales à la fois par la discrétion et la corruption.

Plus aucun bar du centre-ville ne s’affiche comme tel. Dans les enseignes le mot bar est remplacé par le mot restaurant ou coffe shop et les propriétaires de bars ou de débits d’alcool se sont résolus à badigeonner les vitres de leurs locaux d’une couleur sombre afin que l’on ne voie pas ce qui se passe à l’intérieur ou bien à les recouvrir de feuilles de papier ou de tout autre matériau qui ne révèle pas leur véritable activité. Il n’est plus permis à aucun client de boire de l’alcool à la terrasse, ni même devant une fenêtre ouverte donnant sur la rue. (…) Ainsi les petits bars qui subsistent dans le centre-ville ne sont plus des lieux de détente propres et bon marché, comme autrefois, mais des antres mal éclairés et la plupart du temps fréquentés par des voyous et des personnes louches… à de rares exceptions près, comme le restaurant Maxim dans le passage entre les rues Kasr-el-Nil et Soliman Pacha, et le bar Chez Nous, sous l’immeuble Yacoubian.

© Actes Sud - L’Immeuble Yacoubian d’Alaa El Aswany, traduit par Gilles Gauthier.

25 mai 2009

Festival du cinema des pays du pacifique Sud Spécial îles Marquises!

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FESTIVAL du CINEMA des PAYS du PACIFIQUE SUD

29 mai - 1er juin 2009, Rochefort (17).

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Crée en 2007, le Festival du Cinéma des pays du Pacifique sud, est un évènement unique en France, fenêtre sur le Pacifique apportant un regard loin des clichés exotiques.  Abordant l’histoire et la réalité quotidienne de ces peuples avec l’œil objectif de la caméra, répondant au foisonnement culturel de l’aire océanienne, le festival est aujourd’hui reconnu par le milieu culturel, scientifique et politique au plan national tout comme dans le Pacifique sud. Programmation et intervenants de qualité mais aussi chaleur et convivialité ont fidélisé le public de ces rencontres. Cette année encore, les acteurs et les observateurs du Pacifique Sud s’y sont donné rendez-vous.

Un évènement, une ville.

Le festival s’est tout naturellement établi à Rochefort, en Charente Maritime. Cette cité maritime d’où sont parties bon nombre d’expéditions scientifiques du 18éme siècle, regorge de témoignages rapportés par les explorateurs. Liée aux horizons lointains et particulièrement au Pacifique, Rochefort mène actuellement une politique culturelle d’ouverture vers les ailleurs. Une collaboration permettant au festival de vivre à travers la ville et d’enrichir sa programmation d’expositions grâce au Musée Hèbre de St Clément ou aux collections du Musée de la Marine. Dans sa volonté d’accessibilité au plus grand nombre, le Festival du Cinéma des pays du pacifique sud est une manifestation entièrement gratuite et ouverte à tous.

Talents reconnus et première toile.

En programmant conjointement les films de réalisateurs référents et ceux de jeunes talents, le festival veut offrir un tremplin de qualité aux réalisateurs émergents, du Pacifique ou d’ailleurs. Illustration cette année avec le film “Le cauchemar de Goro”, d’Elie Peu, jeune réalisateur calédonien.

La collaboration avec le festival FIFO (festival international du film documentaire en Océanie) de Papeete et le festival du Cinéma des Antipodes de Saint-Tropez, à déjà permis de nombreuses découvertes et échanges de talents naissants.

Recevoir et échanger.

Les projections sont suivies de débats et tables rondes, alimentant les thématiques du festival. Y participent, réalisateurs, acteurs de la vie culturelle et politique, scientifiques et membres de la diaspora Pacifique en Europe. Cette édition, marquée par une actualité dense dans l’aire du Pacifique Sud, nous permettra de braquer les projecteurs sur le monde Maori, en particulier la culture Marquisienne, et la Nouvelle-Calédonie.

A cette occasion, un hommage sera rendu aux “hommes racines” que sont Lucien KIMITETE, ardent défenseur de la culture Marquisienne, disparu le 23 mai 2002, et Jean-Marie TJIBAOU, leader de la lutte pour la liberté et la reconnaissance du peuple Kanak, payant de se vie son engagement le 4 mai 1989.

Pour sa troisième édition, le festival présentera 16 films documentaires et de fiction, dont en exclusivité : “Louise Michel”, de Solveig Anspach et “Oceanie” de Charles Belmont. Parallèlement, une exposition d’art contemporain polynésien, des contes Rapa Nui et Maori, un repas festif autour d’un « Ahima’a » (four polynésien) et le départ de pirogues marquisiennes sur la Charente viendront parfaire la découverte. Le festival est non seulement reconnu pour la qualité de sa programmation mais aussi pour son accueil convivial et chaleureux, vous transportant, l’espace de quelques jours, sur les rivages d’un autre bout du monde.

En amont du festival, le CNRS organise les journées d’études au thème « Images et pouvoirs en Pacifique Sud », les 27 et 28 mai au Forum des Marais à Rochefort.

A cette occasion, un montage d’extraits de 10 films par Sonia Faessel, professeur à l’Université de pacifique de Nouméa, sur la représentation du Pacifique par Hollywood, sera projeté au Forum des Marais.

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PROGRAMMATION : 29 mai - 1ER juin 2009.

PROJECTIONS

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Toutes les projections sont gratuites et auront lieu à la salle de l’auditorium du Palais des Congrès et seront suivies de débats avec la participation des réalisateurs et des intervenants du festival.

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Marquisien mon frère. Prix du public FIFO 2009.

53mn- Polynésie Fr - 2008

Version française /s-titres anglais.

Réalisation : Jacques Navarro-Rovira
Production : Bleu Lagon Productions & Grand Angle Productions

Présence de Pascal Ehrel, protagoniste du film

C’est l’histoire de deux frères marquisiens de l’île d’Ua Pou. Pascal, l’aîné et Jean-Philippe. Le premier adopté par la famille du gendarme d’Ua Pou part pour la Bretagne à l’âge de deux ans. Il fait toutes ses études en France. Après avoir travaillé pour le Ministère de la Défense, il revient définitivement sur son île, 25 ans plus tard, et retrouve sa famille biologique ; le second souffre d’une phobie pathologique de la mer et des bateaux, est pourtant aujourd’hui capitaine de goélette : deux destinées qui se sont croisées.

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Molière aux Marquises

52 mn - Nuku Hiva - 2007

Réalisation : Dominique Agniel

Production : Gédéon Programmes

Présence de la réalisatrice

C’est la fin de l’année au collège : le professeur de français répète le spectacle de fin d’année :   

« L’avare » de Molière qui sera joué devant les parents. Parallèlement, les mêmes jeunes répètent les danses traditionnelles maories le soir sur la place du village. Avant de retourner sur leurs îles respectives par le bateau de ramassage scolaire qui dépose les enfants dans chacune des six îles marquises, les jeunes inscrits en classe de sculptures passent leur examen : la création d’un Tiki de bois, représentation tutélaire d’un dieu marquisien. Plus loin, dans la cour de récréation face à la mer, les élèves de la classe de seconde disent à leur professeur leur inquiétude de devoir quitter les Marquises et leur famille pour aller poursuivre leurs études à Papeete, à 1 500 km de chez eux. Beaucoup veulent revenir plus tard pour essayer de développer leur petit archipel.

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Louise Michel (Exclusivité)

Fiction, première diffusion.

86 mn- Nouvelle Calédonie - 2009

Réalisation : Solveig Anspach

Production : France2/ Jacques Kirsner.

Présence de la réalisatrice.

En 1871, la révoltée et communarde Louise Michel est condamnée pour avoir porté les armes contre les troupes de Bismarck puis celles de Versailles. Elle est incarcérée dans la forteresse de Rochefort puis déportée, comme des milliers d’autre révolutionnaires, sur la lointaine Nouvelle-Calédonie. Pendant ce temps, à Paris, le jeune parlementaire Georges Clémenceau, infatigable mais isolé, se bat pour arracher l’amnistie des communards. Institutrice et proche de Victor Hugo, Louise Michel se révèle être une incroyable animatrice, résistante exemplaire que tous les hommes admirent. Se liant aux habitants de l’île, les Kanak, elle leur enseigne le français et découvre leur culture, leur identité et se lie à eux lors des révoltes contre l’ordre colonial. Son anarchie est un véritable comportement moral, un refus obstiné de l’injustice et de la discrimination. Elle terminera sa détention en enseignant dans une classe rassemblant enfants kanak et enfants de colons.

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Renzo Piano, le chemin kanak

52mn - Nouvelle-Calédonie - 2008

Réalisateur : Gilles Dagneau

Producteur : aaa Productions

Renzo Piano, l’architecte du Centre Georges Pompidou, est au sommet de son art lorsqu’il décide en 1990 de se lancer dans une aventure inhabituelle : la construction d’un Centre à Nouméa. La Nouvelle-Calédonie vient de vivre les heures les plus sombres de son histoire avec la disparition de Jean-Marie Tjibaou, leader charismatique du peuple kanak. Renzo Piano devra emprunter “le chemin kanak” pour s’imprégner de cette culture du Pacifique qui lui est étrangère mais qui l’attire.

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Le Salaire du Poète.

Prix Bartok du festival Jean Rouch 2009.

59mn - Vanuatu - 2008

Réalisateur : Eric Wittersheim
Producteur : Eric Wittersheim
Version : française sous-titrée en anglais

Présence du réalisateur.

Pour la première fois depuis des années, sur la petite île de Motalava, tout au nord du Vanuatu un nouveau chant sera écrit dans la langue des ancêtres - la langue du dieu Quat - et entrera dans la coutume. Mais plus surprenant, ce nouveau chant traditionnel est écrit en l’honneur d’un Blanc, un jeune Français que tout le monde là-bas appelle “Alex”.

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Nauru, l’île perdue

52mn - Nauru - 2007Réalisation : Laurent Cibien et Pascal Carcanade
Production : Beta Prod

C’était avant la découverte de ce qui est devenu sa richesse et la cause de son effondrement : le phosphate. Exploitée par les hommes, Nauru est désormais dévastée, désolée. Et désolante. Nauru a tellement honte de son destin qu’elle se cache aux regards des autres : depuis plus de quatre ans, aucun journaliste n’a pu obtenir de visa pour s’y rendre. car l’île a de nombreux secrets à cacher : des réfugiés du monde entier qu’elle garde contre de l’argent, des banques fictives qui blanchissent l’argent de la Mafia Russe, de la corruption. elle se cache aux regards des autres : depuis plus de quatre ans, aucun journaliste n’a pu obtenir de visa pour s’y rendre. car l’île a de nombreux secrets à cacher : des réfugiés du monde entier qu’elle garde contre de l’argent, des banques fictives qui blanchissent l’argent de la Mafia Russe, de la corruption.

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Océanie (Exclusivité)

87mn – Nouméa – 2001

Auteur-Réalisateur : Belmont (Charles) 

Production / Diffusion : Key Light productions, RFO

Présence du réalisateur.

“Les Océaniens” est un film qui montre au travers des spectacles vivants de 26 peuples lors du VIIIe festival des Arts du Pacifique de Nouméa l’attachement des cultures fortes qui tentent d’exister entre les mots d’hier et les paroles d’aujourd’hui. Ainsi, le thème était posé et les artistes se sont exprimés par la danse, la musique et le théâtre.. Les regards croisés d’Ariane Mnouchkine invitée par Marie-Claude Tjibaou enrichissent et appuient les propos des artistes. Les deux femmes se rencontrent, se découvrent, elles discutent avec les chorégraphes, les danseurs, Ariane Mnouchkine entend la force des chants et des gestes sur les terres d’un drame encore très présent dans les mémoires. Le film transporte avec finesse l’aspect politique de la démarche artistique de chacun. Elles commentent, nous racontent ce besoin fondamental d’identité et de reconnaissance auxquels ces peuples aspirent. Ils sont nombreux, mais ne font qu’un, comme le précise un chef de village pendant la coutume. Le film évoque avec brio la quête de chacun dans une parfaite résonance du désir de tous.  

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Le cauchemar de Goro. TREMPLIN.

               

31mn - Nouvelle-Calédonie - 2006

Production : Elie Peu Ngony
Réalisation : Elie Peu Ngony

Présence du réalisateur

Malgré l’opposition de la population, Inco a prévu de construire une usine hydro métallurgique à Goro dans le Sud de la Nouvelle-Calédonie. Des actions sont menées sur le terrain par le Comité Rheebu Nuu qui veut connaître l’étendue du projet et son impact sur la vie de la région. Parallèlement se pose le problème du droit des peuples autochtones à disposer de leurs richesses.

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La Promesse tenue

52mn – Nouvelle-Calédonie.

Réalisateurs : l’équipe de Cinead composée de Marie-Noelle Lopez, Satu Von Hellens et Lydia Ait-Maama et le commentaire de Gilbert Assawa.  

« La promesse tenue » raconte le parcours atypique d’un enfant, Nha, a qui le Koniambo enleva son père, connu sous le matricule 10 206, et qui fut recueilli à Nouméa dans une famille de compatriotes, loin de sa mère Thi Binh, matricule A 649 envoyée à Chagrin. Cette histoire c’est celle d’un jeune homme qui aurait pu être chacun d’entre nous, d’un jeune homme de rien et de nulle part qui eut la chance de rencontrer des mentors de génie, et qui par le plus grand des hasards, se trouva confronté à tenir une promesse. Cette parole donnée par André Dang à Jean-Marie Tjibaou est devenue celle des hommes et de femmes qui partagent avec eux un attachement viscéral pour cette terre de Calédonie et qui comme eux n’ont ménagé ni la sueur, ni les larmes pour que cette promesse se partage et devienne une vision.

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Sevrapeck City.

Prix special du jury FIFO 2009.

51min - 2008 - Vanuatu
Réalisateur : Emmanuel Broto & Fabienne Tzerikiantz
Producteur : Emmanuel Broto & Fabienne Tzerikiantz
Version : française sous-titrée en anglais.

Présence des réalisateurs.

En novembre 2006, les membres de l’expédition « Santo 2006 » sont venus inventorier la biodiversité de l’île de Santo au Vanuatu. Pour accueillir ces scientifiques, un camp de base a été construit par la population locale, au cœur de la forêt, et à quelques kilomètres du petit village de Penaoru. Quelques mois plus tard, les villageois relatent leur implication dans cette mission et nous livrent leurs sentiments contrastés sur cet événement sans précédent.

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Khaninikula

52mn - PNG - 2009

Réalisation : Cyrille Benhamou

Production : Digamé Production

Présence du réalisateur.

Un film qui témoigne de l’identité d’un village reculé des îles Trobriand, au large de la côte est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont les traces du passé et la réalité du présent se conjuguent dans la pratique d’un jeu de ficelle.  www.myspace.com/kaninikula  

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Le chemin parcouru

52mn - Nouvelle-Calédonie - 2008.

Réalisation : Jacques-Oliviers Trompas, Henri Lepot

Production : Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Documentaire sur l’histoire calédonienne récente à l’initiative du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Il a été présenté la première fois le 26 juin 2008, pour le vingtième anniversaire des accords de Matignon-Oudinot et les dix ans de l’accord de Nouméa. Film remarquable avec les commentaires d’Henri Lepot, journaliste aux Nouvelles Calédoniennes.

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Mon Ile Marquises    

52mn - Nuku-Hiva -     

Réalisation : Téaki Cochard-Teikivaeoho,

Présence de la réalisatrice

En réalisant “Mon île Marquises”, la réalisatrice retrace sa lignée familiale marquisienne de son ancêtre Pakoko, chef illustre de Nuku-Hiva fusillé par les militaires français en 1845, à aujourd’hui.
Comment les marquisiens ont-ils survécu à la mort de leur chef ? Qu’en est-il de la culture marquisienne ancienne et traditionnelle ? Comment la culture marquisienne a-t-elle survécu à l’arrivée des nouveaux découvreurs du XIXe siècle, à l’évangélisation chrétienne du XXe siècle et aux soubresauts des essais nucléaires ? http://www.teaki.net/

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La dernière danse de Lucien ROO Kimitete

26 mn - Polynésie Fr - 2003

Réalisation : Erick Monod

Production : RFO Polynésie.

Film en souvenir de Lucien Kimitete, élu marquisien, fervent défenseur de sa culture, disparu dans un accident d’avion en mai 2002.

Suivi du  Débat : « Lucien Kimitete, une culture en héritage. »

Intervenants : Aumiti Kimitete, fille de Lucien Kimitete et réalisatice ( sous réserve) , Pascal Ehrel, guide au parc patrimonial des Marquises, Dinah Desjardin critique d’art Polynésien ( sous réserve) , Dominique Agniel, journaliste, réalisatrice et écrivain.

06 mai 2009

Célébrons le lancement du festival du film insulaire de Groix!

9mai2009

04 mai 2009

Blue life...la vie en bleu...Bleu Polynésie

Bleu sport

Blue life is cool

Bleu travail: en route vers la ferme perlière ...à Manihi, voilà la tête du métro...

Blue Life is work

Bleu harmonie

Blue life is good

Blue life c'est aussi la crise...


Plus de crédits blue life


Et le paradis....


Blue life is ordinary

Bleu Polynésie


03 mai 2009

Pour Obama, les banquiers plus difficiles à "gérer" que la guerre en Irak?

Obama a déclaré lors de sa conférence de presse des 100 jours que "Si on lui disait aujourd'hui que tout ce dont il aurait à se soucier, ce serait uniquement "l'Irak, l'Afghanistan, la Corée du Nord, faire adopter une réforme de la couverture santé, trouver comment assurer l'indépendance énergétique, trouver comment traiter la question iranienne et une fièvre pandémique, j'accepterais le marché.  Mais il a souligné qu'il devait aussi s'occuper des ennuis des banques et de l'automobile. Il a reconnu ne pas pouvoir simplement "pousser un bouton pour que, d'un seul coup, les banquiers fassent exactement ce que je veux". 

Si même Obama ne sait pas comment fonctionne un banquier...a-t-on du souci à se faire? Je tâcherais d'apprécier l'humour américain...persuadée qu'un banquier reste un banquier, c'est-à-dire quelqu'un qui ne prend de risque qu'avec l'argent des autres...Suffit de le savoir...mais n'allons pas pour autant faire l'amalgame entre le chargé d'affaires d'une petite agence de province et le grand argentier capable de jongler sur le fil de la vie mondaine, en riant de sa large bouche de joker...Que disait Al Pacino de Keanu reeves dans "l'associé du diable"? "La Vanité, mon pêché favori..." 

Peut-être que la crise est aussi le signe d'une vanité collective mal maîtrisée...Je l'ignore mais en ces temps tendus, nul ne peut rester sourd aux changements qui s'opèrent. Pour ma part, je constate que le travail, les relations s'en trouvent soient compliquées soient clarifiées.
Perspective


Nous peinons à trouver une perspective et je crois que le mal est là, dans cette absence d'espace libre, gangréné par l'angoisse. Est-ce pour cela qu'on dit "serrons-nous les coudes" pour ne pas laisser de place à l'angoisse...

Pour ma part, je crée plus que jamais. Le film "Mon île Marquises" doit trouver sa dimension collective, j'y travaille le soir ainsi que sur mon roman qui devrait déjà être terminé...mais le temps n'est point à la précipitation...au contraire, oeuvrer profondément, rencontrer les complices d'un travail nourri de sens pour le partager à point nommé comme un énorme gâteau de fête.

Car après la crise viendra la fête...voilà la seule vraie perspective dont je suis sûre...




28 mars 2009

Filmer "Mon île Marquises, d'héritages en métissages" ou creuser l'identité marquisienne

Depuis petite, j'oscille entre deux mondes, deux horizons deux imaginaires, la France de mon père et l'ile Marquises de ma mère...s'est ajoutée la terre de mon enfance partagée, l'Afrique.

En réalisant "Mon île Marquises", je retrace ma lignée familiale marquisienne de mon ancêtre Pakoko, chef illustrede Nuku-Hiva, fusillé par les militaires français en 1845, à aujourd'hui.

Comment les marquisiens ont-ils survécu à la mort de leur chef?
Qu'en est-il de la culture marquisienne ancienne et traditionnelle?

Limbes du Pacifiques


Je veux exprimer mon attachement ancestral à ma terre et surtout donner la voix à ceux qui font "Mon île Marquises".

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A mesure que j'avance dans mon travail, je réalise que l'histoire familiale peut être le miroir de la grande Histoire.

Je garde aussi en écho cette phrase de Jean-Marie Le Clézio sur la quête identitaire qui n'est plus seulement culturelle mais aussi et surtout un terreau de valeurs communes qui nous sert de repères dans notre monde changeant.

Un travail ambitieux...mais qui ne me m'effraie pas!

"C'est d'une autre identité qu'il doit être question aujourd'hui, à la veille d'un nouveau millénaire. Une identité qui permettrait de conjuguer la spécificité culturelle de chacun et les grandes exigences de la fraternité humaine, à propos de l'injustice, des abus de l'enfance, des mauvaises conditions réservées aux femmes, à propos des guerres modernes dont les premières victimes sont civiles, à propos du déséquilibre économique mondial et de ces nouvelles frontières intérieures dressées contre la pauvreté, à propos des dangers que les puissances industrielles font courir à l'environnement" JM Le Clézio



13 mars 2009

Douce obsession flamboyante...

Depuis des jours, je rêve de filmer la noblesse des fleurs de flamboyants. Enfant, je me prélassais à l'ombre des grands arbres qui ornaient les hauteurs d'Hakapehi, le quartier de l'administration française et polynésienne à Nuku-Hiva, Iles Marquises. Choisis au début du siècle dernier pour leur vertu parasol, leur silhouette perdure, témoin muet de l'Histoire. 


J'aime la suave grâce des pétales frêles, les nuances rosées ou jaunes au creux des corolles corail, la légèreté altière de ces fleurs d'acacias annoblis.

Au Caire, je me souviens des grands flamboyants de la Corniche, assoiffés mais résistants au gris automobile, les racines immergées dans le Nil.

Avis aux friands de flamboyants...je suis preneuse!

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