Pour écrire...il faut s'oublier, oublier les hommes, ce qu'ils vous renvoient de vos idées, affres et attentes, rayer de l'avenir le flot des doutes et certitudes, solidifier en soi le simple Etat.
Nu.
Tenter le vide.
Sauter.
Revivre.
Voilà ce que dit l'écriture: le fragile et l'étonnamment fort, le vide et le riche, le seul et l'universel.
Laissons-la parler des contrées enneigées le matin comme des rêves poudrés, immaculés, virginaux.






Quand écrire ?...Primo Lévi a écrit trés tôt pour tenter de se vider un peu de ses images mentales,de cette mémoire destructrice,pour tenter de re-vivre. George Semprun, lui,a écrit plus tard sur l'horreur, car il lui fallait pour vivre ,plonger ce vécu tout au fond de la mémoire d'où "L'écriture ou la vie"(admirable,une rencontre littéraire et humaine il y a presque 10 ans) Pour moi ,l'écriture est une expression d'un mal existentiel (vivre:
c'est naître pour mourir POURQUOI ???),comme tout acte de création.On peut créer là toute suite ou plus tard apaisé ,on peut écrire d'une facon frénétique ou lentement ou aveuglément ou...............Mais l'expression de la souffrance ne signifie pas absence de bonheur,cela peut être plutôt la quête de celui-ci .
Annaig
Rédigé par : Annaig | 29 janvier 2008 à 16:10