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    Je nourris le mythe de cette nouvelle-cythère accueillante ...les sixties à tahiti c'était assez fou et tendre, le temps passait sans souci entre les bringues et le lagon...du moins c'est ce qu'imagine quand j'écoute ma mère et ses amies...ou plutôt que je les vois faire la fête...

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15 juin 2009

Writing heads au Theatre National de Toulouse, thanks to SFR...

Voilà, voilà, dans l'ébullition du Marathon des mots, festival à la bonne franquette avec les frères Poivre d'Arvor, la ministre de la culture, des auteurs phares et des spectateurs chaleureux, enfin mes impressions d'auteur lauréate du concours de nouvelles "Voyage en Égypte"

Etre seule avec ses spectateurs, jouir de leur plaisir d'entendre un texte nouveau, je suis cet auteur qu'ils découvrent. Joie d'enfance.

Ils sont fiers de me connaître, m'embrassent se font prendre en photo avec moi...c'est un petit jeu de rencontre si amusant.
Jeunes Talents 4
Il y a cette professeur de littérature élégante dans sa veste de sequins crème, qui veut absolument que ses élèves lisent ma pièce de théâtre "Les Enfants Sauvages" et pourquoi pas au prochain "Marathon des mots" et Zoulie, volubile lectrice qui peine à croire que je ne sois pas égyptienne "Mais tu écris comme une égyptienne!"

Et si je l'étais un peu devenue pendant ces 3 ans d'enfance au Caire? Une spectatrice en chignon altier renchérit en montrant l'assemblée "C'est ça le monde! Quand les polynésiennes comprennent les égyptiens!"
Quel compliment majeur!
Jeunes Talents 1

Car au-delà du plaisir d'être lue (pour l'instant trop peu à mon goût ;-), j'écris pour recréer des liens bringuebalés au fil des mutations de mes parents en Afrique ou en Orient, ponctués de retours aux iles Marquises ou sur l'île de ré.

Si chic qu'elle paraisse, c'est aussi une vie à quitter ses amis, et ses amours dont l'écriture a toujours été le coeur.

Merci pour ces instants de magie hors frontières!




05 juin 2009

Chers lecteurs, lisez "La saveur secrète du Karkadé" présentée au Théâtre National de Toulouse les 12 et 13 juin prochains

J'ai donc joué le jeu proposé par "le Marathon des Mots" à Toulouse et je vous en livre le fruit..j'ai écrit cette nouvelle à la volée, pétrie de mes souvenirs d'enfance en Égypte... pas forcément bon enfant...et très romancés...

Cette nouvelle donnera naissance à un roman...quand j'en prendrai le temps. J'aimerais tant avoir vos commentaires...

 La saveur secrète du Karkadé


Mon père aimait particulièrement ce petit estaminet aux apparences douteuses. Au contraire de la plupart des bars de la capitale, aucune table n'était posée sur le trottoir. Pas d'amas de chaises hétéroclites entre lesquelles se faufilaient les porteurs de braises. Il fallait pénétrer à l'intérieur pour humer la tranquillité du lieu empreinte de tabac à la molasse. Trois ventilateurs aéraient les pensées des habitués avachis dans des fauteuils en rotin. Le bar en zinc grêlé de traces de verres témoignait des heures que les hommes passent à ignorer les injonctions, glissant de paroles en promesses avec l'aisance d'un Sherlock Homes du temps volé. La première fois que mon père a pénétré dans l'établissement avec Sabbah à son bras, il a salué d'un signe de tête l'assemblée ébahie. Son regard ne trahissait aucune gêne, ses gestes étaient précis et assurés. On eut dit qu'il était fier. Sabbah, elle, semblait plus gênée. Elle s'assit à la table du fond, dos à la salle, les épaules rentrées comme une enfant prise en défaut.

 

A chacune de leur visite, Sabbah gardait son foulard, baissait la tête quand elle passait devant le bar et se dirigeait d'un pas précipité vers la même table isolée. Plus que la peur d'être reconnue, c'était la certitude de ternir ses principes qui l'ennuyait. Quand avait-elle cessé d'être une femme sage et sans histoires ? Sabbah ne laissait rien transparaître de la honte qu'elle éprouvait de ne point parvenir à se marier comme à trouver un emploi digne de son niveau d'études. Elle savait que son vrai destin allait s'accomplir, qu'il lui fallait encore un peu de patience pour devenir une vraie femme. Sabbah était orgueilleuse et plus que l'amour qu'elle éprouvait pour mon père, c'était cette fierté démesurée qui la poussait à traverser la ville chaque mercredi de cet été. Elle fermait la maison, poussait la grille en fer forgé garnie de canisses, saluait Omar, le bawab, et lui répétait d'un ton embarrassé que le patron préférait qu'il ne soit pas là ce soir. Alors commençait le périple à travers la ville. Sabbah marchait le long du canal asséché et passait devant le club que nous fréquentions chaque fin de semaine ; samedi piscine et dimanche cinéma en plein air. Je me souviens qu'ils censuraient les scènes de baisers de Superman. Lorsque l'écran grésillait et laissait apparaître une publicité pour barre chocolatée, nous nous mettions à hurler, ma sœur et moi. A côté de nous, les garçons en profitaient pour nous caresser la nuque, les plus osés glissaient un baiser furtif. Nous adorions la censure car elle prouvait à quel point les adultes étaient idiots, catapultés à des milliers de kilomètres du plaisir vrai. Quand on a treize ans au Caire, embrasser un garçon au cinéma en plein air devient un acte de rébellion. Même pour une étrangère. Etait-ce ce même sentiment de liberté qui poussait Sabbah dans la bouche du métro flambant neuf ?

 

Elle savait qu'au retour, mon père la ramènerait dans sa grande voiture confortable. Sabbah aimait s'asseoir à l'avant, si près de lui qu'elle sentait son souffle accentué quand il passait les vitesses. Elle aimait son odeur salée et la clarté fragile de sa peau. Il conduisait avec attention le long de la corniche, zigzaguait sans peine entre les charrettes chargées d'oignons du Fayoum et les tricycles bananiers. Sabbah humait l'odeur de cuir de l'habitacle. Dehors, les palmiers défilaient si vite qu'elle rêvait ne plus devoir revenir dans la touffeur de la ville. Il l'emmenait dans sa maison, celle ont elle prenait soin le jour et dont elle occupait le lit conjugal la nuit. Plus que la jouissance c'était l'espoir que leurs ébats laissaient éclore qui excitait Sabbah. Echapper au nuage jaune sur la ville, trouver l'avenir dans les bras de l'étranger. Sabbah observait le profil de son amant, la profondeur de ses rides, la forme irrégulière de ses taches de rousseur. Elle aimait ses petits yeux verts pareils à des perles de malachite. Sa chemise à manches courtes dévoilait ses avant-bras musclés. Sa main gauche serrait le volant tandis que sa main droite était posée sur sa cuisse, immobile comme un coquillage sur un rocher. Sabbah aimait l'évidence de ce contact. Elle préférait qu'il n'y ait pas de tendresse superflue entre eux.

 

Un soir, il était arrivé en retard au bar et elle avait du entrer seule. Il s'était excusé, avait invoqué un problème de forage sur une des bases pétrolières qu'il gérait pour la société américaine qui employait également Sabbah. Elle avait levé son visage vers lui d'un geste lent et rassurant. Il avait paru décontenancé par son absence d'exigence. Il s'était assis, avait saisi la carte de boissons, sorti un stylo de sa sacoche en cuir noir. Il se mit à dessiner sans lever la tête vers Sabbah. Sa main gauche traçait les contours d'une étoile stylisée. Chaque branche semblait indiquer une direction à suivre, une perspective à explorer. Le cœur de l'étoile strié de traits sombres ressemblait à une cellule de prison d'où rien ne pouvait filtrer. En découvrant cette vieille carte de boissons dans les affaires de mon père, j'ai compris que les moments qu'il passait avec Sabbah lui permettaient de faire fi de ses émotions claquemurées. Mon père était un sensible ignoré. Pensait-il être amoureux de Sabbah ou s'amusait-il à l'être, en se donnant l'illusion d'être un homme comme les autres, capable d'aimer une femme égyptienne au-delà de toutes différences de classe, de culture, de liberté ?

 

Mon père était naïf. Il pensait que le sexe valait toutes les transgressions et plaçait le plaisir si fugace soit-il au-delà de la morale et de la bienséance bourgeoises. En perçant son secret, je n'éprouve aucune sensation de voyeurisme, d'indiscrétion. Je suis persuadée de détenir son autorisation. Ne cache-t-on pas un secret pendant des années avec le vif espoir que quelqu'un aura un jour la curiosité, le cran, la détermination de le dévoiler ?

 

Quand ils se retrouvaient au bar « chez nous », mon père buvait sa bière d'un trait tandis que Sabbah sirotait son verre de karkadé. Parlaient-ils de nous, des menus tracas de la maisonnée, de ma mère restée en France pour les vacances ? Je ne peux imaginer que Sabbah ne pensait pas à nous quand elle voyait mon père. Enfant, je ne me suis jamais demandée où elle habitait, je ne pensais pas qu'elle avait une vie en dehors des longues journées qu'elle passait à s'occuper de nous dans la grande villa aux volets bleu, posée le long du canal asséché du quartier d'El Maadi. Chaque matin, Sabbah remplissait nos gourdes de karkadé, cette tisane qu'elle buvait à longueur de journée concoctée à base de fleurs d'hibiscus et de sucre de canne. Durant trois ans et demi, nous avons bu cette infusion qu'on nomme aussi bisap du Sénégal, oseille de Guinée ou thé rose d'Abyssinie. Sabbah cueillait les fleurs jaunes, mouchetées de brun-rouge et faisait sécher les calices sur le rebord de la fenêtre de la cuisine.

Plus tard, j'ai su que l'on tressait les fleurs de karkadé en guirlandes lors des mariages ou des rituels d'amour…Le soir, Sabbah nous lavait, ma sœur, mon frère et moi. Ses gestes étaient précis et rapides. Je me souviens du coton rêche de la serviette, de sa voix douce quand elle nous parlait en arabe. Depuis, je tends l'oreille quand j'entends les mêmes raclements lestes, le débit fluide, la mélodie acidulée de cette langue aux accents de karkadé. Alors je sens le thym, la citronnelle, le laurier rose. Tu es née dans ces odeurs, à l'abri de la poussière du Caire. Je t'ai tenue dans mes bras dans ce jardin méditerranéen qu'Omar abreuvait d'eau du Nil. Sous les feuillages du palmier, je caresse ta fontanelle de nouveau-né. Je porte une de ces robes à bretelles en seersucker que ma mère fait coudre sur mesure dans une échoppe du centre-ville. J'ignore que tu es la fille de mon père mais je décèle dans les grands yeux noirs de Sabbah une lueur d'euphorie coupable. Ma mère tombe malade. Nous marchons à pas feutrés dans le long couloir de la villa aux volets bleus. Le khamsin assèche l'air. Les yeux de ma mère piquent. Sa fièvre accuse des élans inquiétants. Comment ont-ils pu se taire si longtemps ? Je découvre ton existence, tu as déjà quinze ans. Dans tes yeux brille la lueur rouge intense du karkadé.

Concours littéraire du festival de Toulouse "Le marathon des mots"

O joie, ô fierté...j'ai gagné le concours littéraire organisé par le festival de Toulouse.


Le jury présidé par Alaa El Aswany, le grand écrivain égyptien, a lu les nouvelles inspirées de ce passage de "L'immeuble Yacoubian", roman édité chez Actes Sud:


Pendant au moins cent ans, le centre-ville était resté le centre commercial social du Caire, où se trouvaient les plus grandes banques, les sociétés étrangères, les centres commerciaux, les cabinets des médecins connus et des avocats, les cinémas et les restaurants de luxe. L’ancienne élite de l’Egypte avait construit le centre-ville pour qu’il soit le quartier européen du Caire si bien que l’on peut trouver des rues qui lui ressemblent dans presque toutes les capitales d’Europe, le même style architectural, la même patine historique. Jusqu’aux années 1960, le centre-ville avait continué à préserver son caractère authentiquement européen. Ceux qui ont vécu à cheval sur les deux époques se souviennent de l’élégance de ce quartier. Il n’était alors absolument pas convenable que les enfants du pays s’y promènent avec leur galabieh. Il leur était interdit d’entrer dans cette tenue populaire dans des restaurants comme Groppi, A l’Américaine ou L’Union ou même dans les cinémas Métro, Saint James, Radio ou dans les autres endroits dont la fréquentation requérait le costume-cravate pour les hommes et la tenue de soirée pour les femmes. Tous les magasins fermaient leurs portes le dimanche et, pour les fêtes catholiques comme Noël ou le Jour de l’an, ils rivalisaient les uns avec les autres comme s’ils se trouvaient dans une capitale européenne : les vitrines resplendissaient, ornées de vœux rédigés en français ou en anglais, de sapins et de mannequins qui représentaient le père Noël. Les restaurants et les bars étaient pleins d’étrangers et d’aristocrates qui célébraient les fêtes en buvant, chantant et dansant.

Le centre-ville était plein de petits bars où l’on pouvait pour un prix raisonnable, aux moments de repos et pendant les congés, prendre des verres accompagnés d’appétissants mezzés. Certains bars, dans les années 1930 et 1940, présentaient avec la boisson de petits spectacles distrayants : un pianiste grec ou italien, un groupe de danseuses juives étrangères. Jusqu’à la fin des années 1960, il y avait, dans la seule rue Soliman Pacha, dix petits bars. Puis vinrent les années 1970. Le centre-ville commença à perdre peu à peu de son importance et le cœur du Caire se déplaça là où habitait la nouvelle élite, à Mohandessine et Medinat Nasr. Une vague de religiosité dévastatrice submergea la société égyptienne. Il cessa d’être socialement convenable de boire de l’alcool et les gouvernements égyptiens successifs cédèrent aux pressions populaires (et peut-être même firent-ils de la surenchère politique sur le mouvement islamique qui lui était opposé). Ils limitèrent la vente d’alcool aux hôtels et aux grands restaurants et refusèrent de délivrer des licences à de nouveaux bars. Par ailleurs, en cas de décès d’un propriétaire de bar (généralement étranger), le gouvernement retirait sa licence et obligeait les héritiers à changer d’activité. A tout cela s’ajoutaient les continuelles descentes de police au cours desquelles les policiers fouillaient les clients, contrôlaient leurs pièces d’identité et parfois les amenaient au poste pour vérification. Ainsi, au début des années 1980, il ne restait plus dans tout le centre-ville que quelques petits bars dispersés dont les propriétaires avaient pu tenir tête au raz-de-marée religieux et aux voies de fait gouvernementales à la fois par la discrétion et la corruption.

Plus aucun bar du centre-ville ne s’affiche comme tel. Dans les enseignes le mot bar est remplacé par le mot restaurant ou coffe shop et les propriétaires de bars ou de débits d’alcool se sont résolus à badigeonner les vitres de leurs locaux d’une couleur sombre afin que l’on ne voie pas ce qui se passe à l’intérieur ou bien à les recouvrir de feuilles de papier ou de tout autre matériau qui ne révèle pas leur véritable activité. Il n’est plus permis à aucun client de boire de l’alcool à la terrasse, ni même devant une fenêtre ouverte donnant sur la rue. (…) Ainsi les petits bars qui subsistent dans le centre-ville ne sont plus des lieux de détente propres et bon marché, comme autrefois, mais des antres mal éclairés et la plupart du temps fréquentés par des voyous et des personnes louches… à de rares exceptions près, comme le restaurant Maxim dans le passage entre les rues Kasr-el-Nil et Soliman Pacha, et le bar Chez Nous, sous l’immeuble Yacoubian.

© Actes Sud - L’Immeuble Yacoubian d’Alaa El Aswany, traduit par Gilles Gauthier.

05 mars 2009

Mon île Marquises à la une de la Dépêche des îles

Marquises-1

http://www.ladepeche.pf/iles/societe/3625-teaki-ses-racines-et-ses-ailes.html

20 février 2009

"Terre des Marquises" mis en musique par Véronique Sauger sur France Musique


Vous l'avez remarqué, ces temps-ci, je suis éprise de temps marquisien. Encore en quête pour mon film documentaire, je vous délaisse quelque peu...heureusement vous êtes nombreux à ne pas m'en vouloir...

Je sors de mon silence pour un bel évènement créé par Véronique Sauger, bonne fée de Radio France. 

Véronique lit ces jours ci à l'antenne de France Musique mon conte "Terre des Marquises" à 16h55 du 18 au 20 février.

Et pour ceux qui comme moi ont le coeur à l'envers dans l'autre hémisphère, naturellement le podcast:

Terre des Marquises à l'honneur

22 décembre 2008

22 voilà l'hiver, mon anniversaire et la nuit la plus longue!

Débarquement goree  Marche pecheurs dakarLendemain de solstice, jour le plus court sous nos latitudes...jour d'anniversaire où j'aime m'évader avec les miens loin de nos habitudes. Nous jouons un jeu oscillant entre passé et avenir, est-ce le temps des bilans, cette fin d'année qui annonce le recommencement?

2008 fut extravagante, lourde en bonnes et mauvaises surprises. C'est ainsi...

Le 22 décembre, je n'évalue rien, je pense à Dakar, ma ville natale, je m'habille comme ma fille le prévoit (j'ai échappé au débardeur à paillettes dorées...) et nous faisons ce qu'il me plaît...

Les miens vivent au temps présent...heureusement la nuit sera longue...des farfelus l'ont même baptisée la nuit du "global orgasm"! http://www.globalorgasm.org (c'était à minuit et 4 minutes...) ou "faites l'amour, c'est pour la bonne cause!"...comme s'il nous fallait un prétexte!!!

Joyeux hiver, Joyeux Noël, fêtes gaies et ressourçantes à vous tous!





21 décembre 2008

Rivage marquisien, sous les nuées, le rêve d'un film

 


Mon cœur est déjà parti, emportant mes idées et mes rêves aux Marquises.
Le jour, je boucle, j'organise mes dossiers, la nuit je tourne mon film. J'entends les voix de mes personnages témoins, je sens l'humide chaleur sur mon visage, le parfum du pani (monoï) que ma mère prépare dans son jardin. Mes rêves ont pris cette teinte insulaire si difficile à défaire... Je chéris la patience car elle se fait rare en cette fin d'année...Je suis comme le cheval qui veut s'ébattre dans son champ préféré avant la grande course. Bientôt les jours grandiront mais si près de l'équateur, je m'en moquerai...j'aime déjà les images que nous allons tourner...et les mots qui vont les enrober...
Arrivée de la Marine aux Marquises


12 décembre 2008

Internet ou l'art de (se) trouver...

Alternative Tahiti utilitaire J'écris ce blog depuis bientôt 2 ans (Ho my god!) Pourquoi? m'a-t-on demandé sur France Inter... Ne trouvez-vous pas que c'est réducteur, péjoratif d'écrire sur Internet? (double Ho my god!) Je suis resté coite...écrire c'est toujours écrire que ce soit sur une feuille, sur la vitre de sa douche, les murs de son collège, le dos de son amant, ...simplement une façon de faire passer un message...et Internet offre ce formidable accès à vous lecteurs...

Tenir un blog c'est courir le risque (minime) de s'exposer, ouvrir des portes qui en refermeront d'autres. C'est un choix, une direction à prendre, une perspective (comme sur la photo!)
Je préfère offrir des mots, des images au promeneur en quête d'idées, d'évasion, de réflexion, de compagnie, lui susurrer "posez-vous ici, quelques instants, savourez ce temps à vous, entre nous."

Ecrire sur Internet c'est constater à quel point nos trajectoires peuvent se croiser et faciliter le dialogue...un de vous, chers lecteurs, a cherché sur google, "roman femme passionnée voyages îles amour", www.teaki.net est arrivé en 1er...quelle merveilleuse définition ...même si elle émane d'Internet...

 

11 décembre 2008

Hâte aux Marquises!

Baie avec chevaux
Au téléphone, la voix de ma mère divague en poésie sur les petits riens du quotidien marquisien. Elle vit à Taiohae, Nuku-Hiva, chef lieu des îles Marquises. "Les requins sont là, ils tournent dans la baie depuis la dernière lune, la descente des animaux les dérange dans le grand océan, la terre se réchauffe, on le sent ici" Bien sûr que l'on sent ce que la terre veut nous dire, sur notre île sans attache que ce bouclier volcanique millénaire. J'ai hâte aux Marquises, retrouver mon épicentre, regarder ma mère et  mes proches, les filmer, partager avec vous ce regard.

Le solstice d'hiver annonce ses promesses vives et chaleureuses comme une belle flambée de cheminée! Bientôt je serai chez moi à filmer mon petit monde. Enfin livrer mon regard à la réalité. Merci ma fée productrice!

21 novembre 2008

Ma nouvelle "Moi, Terre des Marquises" diffusée sur France Musique

P1030866 Ma bonne fée, Véronique Sauger me l'a confirmé! Ma nouvelle "Moi, Terre des Marquises" sera diffusée en février 2009 sur France Musique...encore un peu de patience...

Une autre fée, polynésienne celle-là, Flora Devatine,  écrivaine bien connue sous les latitudes maories, publie cette même nouvelle dans la lettre littéraire LITTERAMAOHI de cette fin d'année...

Flora Devatine est Présidente de l'Association Groupe Littérama'ohi: un mouvement « apolitique d'écrivains polynésiens associés librement », comprenant Flora Devantine et Patrick Amaru, Michou Chaze, Danièle-Taoahere Helma, Marie-Claude Teissier-Landgraf, Jimmy Ly et Chantal T. Spitz.

Flora Devatine mène un combat pour la reconnaissance d'une « Conscience Polynésienne» qu'elle exprime entre autres dans ses poèmes:

"Je ne veux pas partir.
Je ne veux plus partir.
Je veux vivre
Sans avenir
Dans mon île."
               Humeurs, page 88





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